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lundi 18 janvier 2010

Régionales : le double message

National parce que les résultats seront interprétés comme une appréciation sur la politique de la majorité présidentielle quoi qu’on en dise et régionale par ce que la région intervient dans le quotidien de nos concitoyens sans d'ailleurs qu'ils n'y portent attention.

Les Socialistes veulent politiser le débat, nous y sommes prêts, leurs bilans régionaux sont très médiocres surtout marqués par une fiscalité débridée sans idées géniales. D'idées pour le reste, ils n'en ont guère, M. Aubry se contentant de ressasser les vieilles lunes du vote des étrangers pour rameuter le peuple de gauche.

Les régions "boucliers" contre qui? contre quoi? si les Français veulent sanctionner la majorité présidentielle: cela viendra en son temps et d’ici là, il nous reste encore du travail et des réformes à entreprendre. En revanche un républicain ne peut accepter le concept de "contre-pouvoir" c'est prendre en otage les habitants des régions en contrecarrant systématiquement les politiques de l'Etat. C'est bien de cela dont il s'agit, si les régions interviennent dans le quotidien pour les lycées, les transports la formation professionnelle, leurs ressources sont trop faibles pour vouloir se départir d'un partenariat, même rude avec l'Etat (quel qu'en soit l'obédience politique). Un exemple le budget de la Région Nord Pas de Calais 2Md€, l'intervention de l'Etat 15 Md€. Alors foin de "contre-pouvoir", enjeux de pouvoir pour des élus en quête de destin national, peut être, enjeux de clientèle pour des socialistes toujours avides à se transformer en grands féodaux de province.L'enjeu des régionales est aussi civique, faire passer l'intérêt général au-dessus des intérêts politiciens et de considérer au niveau régional que l'intérêt général n'est pas la somme des intérêts particuliers


lundi 25 février 2008

bilan morose de Matine Aubry

Le Bilan n’est pas si rose

Si la Ville de Lille a vu ces dernières années sa notoriété s’accroitre de façon spectaculaire, ce dont nous nous réjouissons, elle le doit surtout aux succès d’Euralille et de Lille 2004 capitale européenne de la culture et donc aux succès de Pierre Mauroy, visionnaire, et de l’autre visionnaire qu’est pour la métropole le comité Grand Lille qui rassemble élus et société civile.
Si l’on veut regarder la situation de plus près elle est plus terne, plus grise, rien avoir avec les paillettes de 2004.
Martine Aubry a l’habitude de procéder par affirmations et manifeste souvent des entêtements dommageables. La réalité est tout autre et les faits sont têtus :

Nous nous sommes astreints à un relevé des promesses de l’équipe sortante : beaucoup d’échecs sur des domaines essentiels et dans les quartiers plus de 110 promesses non tenues.

Quelques exemples dont chacun peut prendre conscience en se baladant en ville :
· Une circulation impossible malgré l’augmentation des transports en commun
· Une propreté très discutable par un manque de coordination entre la communauté urbaine et la ville : 2 sociétés pour un nettoyage désastreux
· Une ville ou la fracture sociale s’est creusée alors qu’il avait été promis la réhabilitation des courées l’aménagement des quartiers des boulevards de la Moselle et de Lorraine, ou est le permis de louer déjà adopté par 5 villes de LMCU

La restructuration des quartiers sud est due avant tout à la volonté de JL Borloo et de l’ANRU qui sans son concours n’aurait pu voir le jour.
Il est d’ailleurs curieux de voir cette opération comme tout l’aspect logement à la fois dans le bilan et dans le programme.

· Si deux parcs ont été réalisés ou sont les multiples fontaines et le plan lumière promis en 2001 ?
·
Les deux échecs les plus cruels sont à l’évidence l’emploi et le grand stade du Losc

Alors qu’on aurait pu attendre d’un ancien ministre de l’emploi et ancien DGA de Pechiney des résultats spectaculaires. L’emploi salarié du secteur privé a reculé de 0,8 s entre 2001 et 2007 alors qu’il augmentait partout ailleurs. Une seule zone en véritable extension Eurasanté dont la paternité doit être partagée avec la communauté et le dynamisme avec les entreprises (ex Bayer), Euratechnologie est une bonne idée qu’il faut bien sûr soutenir mais les résultats sont pour le moment maigres (150 emplois). Ces zones ne correspondent que très peu aux attentes des lillois et en particulier des plus fragiles en matière d’emploi.
Les PME ne se sentent pas soutenues, la zone franche n’est pas suivie. MA est vice président de LMCU chargée du développement économique mais l’agglomération a vu son chômage augmenter entre 2001 et 2006 de 0,4% alors que dans les 2/3 des agglomérations il reculait.
La maison de l’emploi à Lille est partiellement inefficace et s’adresse surtout à l’insertion

La ville s’est progressivement coupée du Losc de ses dirigeants et de ses supporteurs,
Par son entêtement, le Maire sortant a fait perdre au moins 6 ans un projet de stade dont le LOSC a besoin. Comment peut-on imaginer une métropole qui se dit européenne contrainte d’aller faire jouer en coupe d’Europe son équipe à Lens ou à Paris. Et pourtant cet entêtement a couté à la ville de Lille et au contribuable lillois 9M€ de frais d’études et de justice.


Au plan financier la situation est tout aussi fragile :
Seul bon point la diminution relative de la dette -2.9% mais qui reste pour 2006 encore supérieure à la moyenne hors Paris ( 2214€/hab. contre 1847) et une bonne gestion dynamique de la dette.
Le remboursement de la dette en capital ne s’éteint que lentement et Lille a emprunté 115 M€ entre 2002 et 2004

Des points noirs
La fiscalité, au delà de ce que dit MA, le taux de la taxe d’habitation est exorbitant 33,98 en 2006, 33,55 en 2008.
Si les taxes par habitant sont relativement similaires aux communes de la même strate 449 € / hab. à Lille contre 446 en 2006, seul 1 Lillois sur deux paie cet impôt, ceux qui ne sont pas exonérés paient deux fois plus qu’ailleurs.
Les dépenses de fonctionnement augmentent plus vite que les dépenses d’investissement qui restent très inférieures à la moyenne nationale ‘ (1099/1423)
La part des frais de personnel (58% des dépenses de fonctionnement) est très élevée par rapport à la moyenne +10% pour un service très moyen.
On enregistre de très nombreux doublons avec LMCU

Lille n’a plus de marges de manœuvres financières car les investissements prévus et annoncés à grand renfort de publicité ne sont pas financés :
Le montant des autorisations de programme votés est, pour les années à venir au delà de 2008, de 347,695M€, les recettes prévues pour les mêmes années sont de 51,240M€. Il est raisonnable de prévoir la réalisation de ces programmes et leur concrétisation en crédit de paiement en 6 ans (ou alors il s’agit de promesses de dupes) soit 296,455 M€ à financer soit 49,40 M€ par an.
Le rythme annuel des investissements est de 44 M€, ce qui signifie que la municipalité peut financer ses engagements anciens sans augmenter les impôts et l’emprunt.
Comment MA peut financer ces promesses électorales qu’elle chiffre elle même à 80M€ par an ?
La recette de la vente de Créatis soit 55 Me a répartir sur 6 ans soit 9,1Me par an,
Les recettes du casino en moyenne : 10 M€ par an compte tenu du démarrage.
Une augmentation des bases soit :2 M€ par an
Soit un total de 21 M€ par an et une impasse de 59 M€ qu’il lui faudra financer par l’impôt ou l’emprunt.

jeudi 3 janvier 2008

le culte cathodique

Célébration cathodique la veille de Noël

L’Esprit de Noël soufflait si fort ce 23 décembre en l’Eglise Saint Pierre-Saint Paul de Wazemmes
Quand au détour de travellings des caméras de France2, on découvrit la toute famille de Madame le Maire et à quelques travées Jacques Richir. Désertant pour l’une sa paroisse de Saint Pierre du Vieux Lille pour l’autre celle de la Réconciliation à Esquermes, ils sacrifiaient au rituel cathodique en assistant fraternellement à l’Eucharistie télévisuelle.
Présence choquante ? Non, si elles voulaient honorer le Sacerdoce du Père Maillard qui fait tant pour les plus exclus de nos frères.
Oui très certainement, puisque si présence il devait y avoir, l’humilité sincère eut préféré la discrétion au regard des caméras, et ne pas l’annoncer dans la presse.
Très choquante si la peoplisation de la vie politique s’introduit jusqu’au cœur de nos Eglises. Madame Aubry, que l’on voit beaucoup avec son Papa Jacques Delors (véritable icône de la gauche catholique) aime a répéter qu’elle ne tombera pas dans les nouveaux travers de la vie politique française, y succomberait elle ?
Et de répéter que Lille est la Ville de la Fraternité, de la Solidarité, ce en quoi tous les démocrates en forment les vœux.
Encore faudrait il que cette Solidarité, cette Fraternité s’exerce envers tous les membres de la communauté des Lillois en excluant pas les petits élèves de l’enseignement catholique et leurs parents. Car pour Madame Aubry, sortie de Saint Pierre-Saint Paul, les petits Lillois qui fréquentent les écoles primaires catholiques n’ont pas le même traitement financier que les autres. Les sommes dues aux écoles primaires lilloises catholiques se montent aujourd’hui à des centaines de milliers d’Euros, alors que ces écoles sont ouvertes à tous dans tous les quartiers quel que soit le milieu d’origine des parents.
Certes les instances administratives françaises et européennes (merci M. Delors) contraindra un jour ou l’autres les communes à verser le forfait communal mais au bout de combien d’années de procès ?
Puisque Noël souffle son Esprit de Fraternité et de Solidarité, essayons de la traduire concrètement là ou nous nous trouvons.