Le Bilan n’est pas si rose
Si la Ville de Lille a vu ces dernières années sa notoriété s’accroitre de façon spectaculaire, ce dont nous nous réjouissons, elle le doit surtout aux succès d’Euralille et de Lille 2004 capitale européenne de la culture et donc aux succès de Pierre Mauroy, visionnaire, et de l’autre visionnaire qu’est pour la métropole le comité Grand Lille qui rassemble élus et société civile.
Si l’on veut regarder la situation de plus près elle est plus terne, plus grise, rien avoir avec les paillettes de 2004.
Martine Aubry a l’habitude de procéder par affirmations et manifeste souvent des entêtements dommageables. La réalité est tout autre et les faits sont têtus :
Nous nous sommes astreints à un relevé des promesses de l’équipe sortante : beaucoup d’échecs sur des domaines essentiels et dans les quartiers plus de 110 promesses non tenues.
Quelques exemples dont chacun peut prendre conscience en se baladant en ville :
· Une circulation impossible malgré l’augmentation des transports en commun
· Une propreté très discutable par un manque de coordination entre la communauté urbaine et la ville : 2 sociétés pour un nettoyage désastreux
· Une ville ou la fracture sociale s’est creusée alors qu’il avait été promis la réhabilitation des courées l’aménagement des quartiers des boulevards de la Moselle et de Lorraine, ou est le permis de louer déjà adopté par 5 villes de LMCU
La restructuration des quartiers sud est due avant tout à la volonté de JL Borloo et de l’ANRU qui sans son concours n’aurait pu voir le jour.
Il est d’ailleurs curieux de voir cette opération comme tout l’aspect logement à la fois dans le bilan et dans le programme.
· Si deux parcs ont été réalisés ou sont les multiples fontaines et le plan lumière promis en 2001 ?
·
Les deux échecs les plus cruels sont à l’évidence l’emploi et le grand stade du Losc
Alors qu’on aurait pu attendre d’un ancien ministre de l’emploi et ancien DGA de Pechiney des résultats spectaculaires. L’emploi salarié du secteur privé a reculé de 0,8 s entre 2001 et 2007 alors qu’il augmentait partout ailleurs. Une seule zone en véritable extension Eurasanté dont la paternité doit être partagée avec la communauté et le dynamisme avec les entreprises (ex Bayer), Euratechnologie est une bonne idée qu’il faut bien sûr soutenir mais les résultats sont pour le moment maigres (150 emplois). Ces zones ne correspondent que très peu aux attentes des lillois et en particulier des plus fragiles en matière d’emploi.
Les PME ne se sentent pas soutenues, la zone franche n’est pas suivie. MA est vice président de LMCU chargée du développement économique mais l’agglomération a vu son chômage augmenter entre 2001 et 2006 de 0,4% alors que dans les 2/3 des agglomérations il reculait.
La maison de l’emploi à Lille est partiellement inefficace et s’adresse surtout à l’insertion
La ville s’est progressivement coupée du Losc de ses dirigeants et de ses supporteurs,
Par son entêtement, le Maire sortant a fait perdre au moins 6 ans un projet de stade dont le LOSC a besoin. Comment peut-on imaginer une métropole qui se dit européenne contrainte d’aller faire jouer en coupe d’Europe son équipe à Lens ou à Paris. Et pourtant cet entêtement a couté à la ville de Lille et au contribuable lillois 9M€ de frais d’études et de justice.
Au plan financier la situation est tout aussi fragile :
Seul bon point la diminution relative de la dette -2.9% mais qui reste pour 2006 encore supérieure à la moyenne hors Paris ( 2214€/hab. contre 1847) et une bonne gestion dynamique de la dette.
Le remboursement de la dette en capital ne s’éteint que lentement et Lille a emprunté 115 M€ entre 2002 et 2004
Des points noirs
La fiscalité, au delà de ce que dit MA, le taux de la taxe d’habitation est exorbitant 33,98 en 2006, 33,55 en 2008.
Si les taxes par habitant sont relativement similaires aux communes de la même strate 449 € / hab. à Lille contre 446 en 2006, seul 1 Lillois sur deux paie cet impôt, ceux qui ne sont pas exonérés paient deux fois plus qu’ailleurs.
Les dépenses de fonctionnement augmentent plus vite que les dépenses d’investissement qui restent très inférieures à la moyenne nationale ‘ (1099/1423)
La part des frais de personnel (58% des dépenses de fonctionnement) est très élevée par rapport à la moyenne +10% pour un service très moyen.
On enregistre de très nombreux doublons avec LMCU
Lille n’a plus de marges de manœuvres financières car les investissements prévus et annoncés à grand renfort de publicité ne sont pas financés :
Le montant des autorisations de programme votés est, pour les années à venir au delà de 2008, de 347,695M€, les recettes prévues pour les mêmes années sont de 51,240M€. Il est raisonnable de prévoir la réalisation de ces programmes et leur concrétisation en crédit de paiement en 6 ans (ou alors il s’agit de promesses de dupes) soit 296,455 M€ à financer soit 49,40 M€ par an.
Le rythme annuel des investissements est de 44 M€, ce qui signifie que la municipalité peut financer ses engagements anciens sans augmenter les impôts et l’emprunt.
Comment MA peut financer ces promesses électorales qu’elle chiffre elle même à 80M€ par an ?
La recette de la vente de Créatis soit 55 Me a répartir sur 6 ans soit 9,1Me par an,
Les recettes du casino en moyenne : 10 M€ par an compte tenu du démarrage.
Une augmentation des bases soit :2 M€ par an
Soit un total de 21 M€ par an et une impasse de 59 M€ qu’il lui faudra financer par l’impôt ou l’emprunt.
lundi 25 février 2008
jeudi 3 janvier 2008
le culte cathodique
Célébration cathodique la veille de Noël
L’Esprit de Noël soufflait si fort ce 23 décembre en l’Eglise Saint Pierre-Saint Paul de Wazemmes
Quand au détour de travellings des caméras de France2, on découvrit la toute famille de Madame le Maire et à quelques travées Jacques Richir. Désertant pour l’une sa paroisse de Saint Pierre du Vieux Lille pour l’autre celle de la Réconciliation à Esquermes, ils sacrifiaient au rituel cathodique en assistant fraternellement à l’Eucharistie télévisuelle.
Présence choquante ? Non, si elles voulaient honorer le Sacerdoce du Père Maillard qui fait tant pour les plus exclus de nos frères.
Oui très certainement, puisque si présence il devait y avoir, l’humilité sincère eut préféré la discrétion au regard des caméras, et ne pas l’annoncer dans la presse.
Très choquante si la peoplisation de la vie politique s’introduit jusqu’au cœur de nos Eglises. Madame Aubry, que l’on voit beaucoup avec son Papa Jacques Delors (véritable icône de la gauche catholique) aime a répéter qu’elle ne tombera pas dans les nouveaux travers de la vie politique française, y succomberait elle ?
Et de répéter que Lille est la Ville de la Fraternité, de la Solidarité, ce en quoi tous les démocrates en forment les vœux.
Encore faudrait il que cette Solidarité, cette Fraternité s’exerce envers tous les membres de la communauté des Lillois en excluant pas les petits élèves de l’enseignement catholique et leurs parents. Car pour Madame Aubry, sortie de Saint Pierre-Saint Paul, les petits Lillois qui fréquentent les écoles primaires catholiques n’ont pas le même traitement financier que les autres. Les sommes dues aux écoles primaires lilloises catholiques se montent aujourd’hui à des centaines de milliers d’Euros, alors que ces écoles sont ouvertes à tous dans tous les quartiers quel que soit le milieu d’origine des parents.
Certes les instances administratives françaises et européennes (merci M. Delors) contraindra un jour ou l’autres les communes à verser le forfait communal mais au bout de combien d’années de procès ?
Puisque Noël souffle son Esprit de Fraternité et de Solidarité, essayons de la traduire concrètement là ou nous nous trouvons.
L’Esprit de Noël soufflait si fort ce 23 décembre en l’Eglise Saint Pierre-Saint Paul de Wazemmes
Quand au détour de travellings des caméras de France2, on découvrit la toute famille de Madame le Maire et à quelques travées Jacques Richir. Désertant pour l’une sa paroisse de Saint Pierre du Vieux Lille pour l’autre celle de la Réconciliation à Esquermes, ils sacrifiaient au rituel cathodique en assistant fraternellement à l’Eucharistie télévisuelle.
Présence choquante ? Non, si elles voulaient honorer le Sacerdoce du Père Maillard qui fait tant pour les plus exclus de nos frères.
Oui très certainement, puisque si présence il devait y avoir, l’humilité sincère eut préféré la discrétion au regard des caméras, et ne pas l’annoncer dans la presse.
Très choquante si la peoplisation de la vie politique s’introduit jusqu’au cœur de nos Eglises. Madame Aubry, que l’on voit beaucoup avec son Papa Jacques Delors (véritable icône de la gauche catholique) aime a répéter qu’elle ne tombera pas dans les nouveaux travers de la vie politique française, y succomberait elle ?
Et de répéter que Lille est la Ville de la Fraternité, de la Solidarité, ce en quoi tous les démocrates en forment les vœux.
Encore faudrait il que cette Solidarité, cette Fraternité s’exerce envers tous les membres de la communauté des Lillois en excluant pas les petits élèves de l’enseignement catholique et leurs parents. Car pour Madame Aubry, sortie de Saint Pierre-Saint Paul, les petits Lillois qui fréquentent les écoles primaires catholiques n’ont pas le même traitement financier que les autres. Les sommes dues aux écoles primaires lilloises catholiques se montent aujourd’hui à des centaines de milliers d’Euros, alors que ces écoles sont ouvertes à tous dans tous les quartiers quel que soit le milieu d’origine des parents.
Certes les instances administratives françaises et européennes (merci M. Delors) contraindra un jour ou l’autres les communes à verser le forfait communal mais au bout de combien d’années de procès ?
Puisque Noël souffle son Esprit de Fraternité et de Solidarité, essayons de la traduire concrètement là ou nous nous trouvons.
jeudi 18 octobre 2007
Reconstruire un Centre moteur et actif
A la veille du second tour des élections présidentielles, j’avais intitulé le titre d’un article: comment peut-on voter Sarkozy sans être sarkozyste ? autrement dit sans perdre son âme avec la volonté d’être un acteur des réformes plutôt qu’un spectateur grincheux, sarcastique, malheureux et surtout … inutile
Aujourd’hui mes convictions centristes sont toujours les mêmes, plaçant l’homme au cœur du débat, le respect de la conviction de chacun toujours vivant, mais le besoin de réforme de plus en plus impérieux.
Le clivage droite gauche n’est désormais plus le même, l’ouverture et l’arrivée au gouvernement d’e femmes et d’hommes venus d’horizons divers ? Bayrou la rêvé, Sarkozy l’a fait et ce n’est pas fini quand bien même quelques parlementaires UMP conservateurs tentent de l’en dissuader en poussant des cris de vierges effarouchées.
Tous réunis sur l’impérieuse nécessité (comme disait De Gaulle) de réformer d’urgence notre « cher vieux pays » pour lui éviter de devenir un « cher » « vieux » « pays »en dehors des nations dynamiques de l’Europe et du Monde. Regardons autour de nous, l’Allemagne, les pays nordiques, mais aussi l’Espagne, Qui a réformé ? Qui a vaincu les déficits ? Qui voit sa croissance donner des raisons d’espérer à ses populations ?
Nous allons devons faire face de plus en plus à l’Afrique du Sud, au Brésil, à l’Inde à la Chine, y voit on une aspiration à la réduction du temps de travail, aux maintiens de dizaines de régimes spéciaux de retraites hérités du siècle dernier ou aux privilèges fiscaux dignes de l’Ancien Régime ?
Le mal français vient aussi de la dictature des mots qui deviennent tour à tour slogans plutôt qu’objectifs, incantations plutôt que réalités. Aussitôt prononcé le mot « rupture » que la conception française de la solidarité et mis à mal, aussitôt prononcé le mot « rigueur » que surgit un Père fouettard ou le spectre de Méline quant au mot « faillite » s’il n’est pas en l’espèce pertinent, il n’en est pas moins globalement pertinent.
Les maux peuvent ils être éradiqués par les mots quand ils perdent leurs sens ? Je ne le pense pas.
Aujourd’hui il nous faut reconstruire des solidarités actives, efficaces et humanistes en ayant pas peur de certaines ruptures avec des conformismes faciles et trop souvent conservateurs, il nous faut traiter les finances publiques et des collectivités avec la résolution que la situation nous impose.
Les familles savent bien que l’on ne peut dépenser plus que ce que l’on ne gagne, et ce discours avait été perçu positivement lors de la campagne électorale, mais les avantages acquis repointent le bout de leurs nez. Encore faut que les efforts soient partagés et le Nouveau Centre a le courage de dire qu’il faut s’attaquer aux privilèges de toutes sortes, qu’il faut être cohérent par exemple sur la préservation de notre système de santé avec des cotisations qui n’exonèrent personne.
Pour cela, le Nouveau centre a proposé au Gouvernement :
- d’inscrire dans la Constitution le principe d’interdiction de tout déficit de fonctionnement
- de financer chacune des dépenses nouvelles par des mesures d’économies à dues concurrence ;
- et de mettre en œuvre les quatre grandes réformes structurelles - à savoir la réforme des retraites, la réforme de l’assurance maladie, la réforme de l’Etat et enfin, la décentralisation, indispensables à l’amélioration de l’efficacité de la dépense publique.
Le Nouveau Centre rappelle qu’il contribuera de son mieux à la mise en œuvre d’une politique de rupture en matière de finances publiques, et sera au rendez-vous du budget 2008.
Devant cet « Etat d’Urgence », je ne peux, plus que jamais, rester spectateur d’une vie publique en jouant les cassandres pendant cinq ans sans pouvoir influer tant soit peu sur le cours de choses, le Nouveau Centre représente à la fois la fidélité à mon idéal humaniste et mon désir d’action.
Cette fidélité à l’humanisme centriste qui n’est pas mou mais tonique engendre également une clarté des choix politiques et des comportements, nous avons voté, sans nous renier, pour Nicolas Sarkozy, avec la même conscience et la même honnêteté intellectuelle que ceux de nos amis qui ont eu une autre préférence et malheureusement persistent dans leurs inclinations, ce que je regrette. Cette clarté nous situe dans la majorité présidentielle avec nos idées et une exigence aussi bien sur une vigilance sociale et de justice qu’une rigueur (n’ayons pas peur des mots) financière équitable pour tous.
En conséquence, nous nous engagerons avec les mêmes exigences dans les élections municipales et cantonales à Lille, sur la Métropole et dans tout le département dans le cadre de la Majorité Présidentielle sans état d’âme avec des propositions justes, audacieuses et modernes.
Comme dans une voiture de course, la meilleure position pour un moteur est la position centrale, celle qui assure l’équilibre et la tenue de route. Le centre politique français est à reconstruire le Nouveau Centre s’y attelle avec détermination.
Dans le Nord, autour de Valérie Létard, Secrétaire d’Etat à la Solidarité, Françis Vercamer, Député et Yves Coupé, Conseiller régional, nous avons besoin de tous ceux qui croient dans la réforme, la justice et l’efficacité.
Philippe Duez
Email:contact@nxcentrelille.fr
jeudi 14 juin 2007
On peut voter Sarkozy, sans être sarkozyste et UMP sans être UMP
Aux élections à 2 tours, au premier on choisit, au second on élimine, c’est binaire, brutal, tranché voire manichéen.
Bref tout ce que je déteste, mais face à cette réalité, et en attendant une dose de proportionnelle qui ne peut qu’apparaitre dans une démocratie moderne, il faut toujours choisir le moindre mal et surtout souhaiter la réussite de la France pour les législatives ou des territoires quand il s’agit d’enjeux locaux.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit comment être un citoyen responsable et aimer son pays si on ne souhaite pas son succès.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit comment être un citoyen responsable et aimer son pays si on ne souhaite pas son succès.
En définitive, face à l’histoire et à l’intérêt général c’est la France qui gagne, c’est sa ville qui se développe.
Qui se souviendra dans cent ans qui est l’auteur de tel ou tel projet de loi ou de telle ou telle politique municipale. N’est pas le Général de Gaulle qui veut. Qui se souvient de l’œuvre d’un certain M.Poubelle, préfet de Paris mis à part l’ustensile de voirie qui porte son nom. Hausmann était il un politique ? Non, avant tout un urbaniste visionnaire…
Nous avons élu, largement, par adhésion ou par défaut N. Sarkozy, alors qu’il fasse son travail et que l’on ne lui reproche pas de faire ce qu’il a dit. Il veut une majorité pour faire ses réformes, l’a-t-on reproché à F.Mitterand ? Ségolène Royal ne l’aurait elle pas demandée ?
Il faut certes préserver le pluralisme à l’assemblée, mais est il réellement menacé ?
Centriste je suis, centriste je reste (peut-être trop vieux pour changer), mais de là à me faire passer le Parti Socialiste pour le parangon du pluralisme, les socialistes pour les boucliers de la diversité, la ficelle est un peu grosse. Ils ont eu tous les pouvoirs y compris régionaux, en ont-ils laissé une miette à leurs oppositions ? Ils ont même tenté d’en faire un principe de gouvernement quand M.Laignel s’exclamait «vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire». A-t-on jamais entendu pareille sentence au sein du centre ou de la droite républicaine ?
Je dis à mes amis du Modem qu’ils se trompent, en croyant préserver le pluralisme par un appel au vote socialiste. Ils anticipent une recomposition avec un PS éclaté, il ne l’est pas encore malgré ses déchirements et plus encore, il serait vain de croire qu’en période de basses eaux, les crocodiles ne serrent pas les écailles. Même s’il y a des personnalités fortes estimables en son sein avec qui l’on peut dialoguer et travailler localement, mais qui dit le contraire ? Cela ne peut passer que pour de petites combines que l’on décriaient il a 6 semaines.
J’ajoute qu’en votant Dimanche UMP, et je le dis en toute liberté à Christian Decocq, j’aurais d’autant moins de scrupules à engu… les députés élus si j’estime que ce qu’ils font n’est pas bon pour la France. Car les citoyens ont désormais beaucoup accès à la parole par les associations, les courriers des lecteurs et… Internet
Nous avons élu, largement, par adhésion ou par défaut N. Sarkozy, alors qu’il fasse son travail et que l’on ne lui reproche pas de faire ce qu’il a dit. Il veut une majorité pour faire ses réformes, l’a-t-on reproché à F.Mitterand ? Ségolène Royal ne l’aurait elle pas demandée ?
Il faut certes préserver le pluralisme à l’assemblée, mais est il réellement menacé ?
Centriste je suis, centriste je reste (peut-être trop vieux pour changer), mais de là à me faire passer le Parti Socialiste pour le parangon du pluralisme, les socialistes pour les boucliers de la diversité, la ficelle est un peu grosse. Ils ont eu tous les pouvoirs y compris régionaux, en ont-ils laissé une miette à leurs oppositions ? Ils ont même tenté d’en faire un principe de gouvernement quand M.Laignel s’exclamait «vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire». A-t-on jamais entendu pareille sentence au sein du centre ou de la droite républicaine ?
Je dis à mes amis du Modem qu’ils se trompent, en croyant préserver le pluralisme par un appel au vote socialiste. Ils anticipent une recomposition avec un PS éclaté, il ne l’est pas encore malgré ses déchirements et plus encore, il serait vain de croire qu’en période de basses eaux, les crocodiles ne serrent pas les écailles. Même s’il y a des personnalités fortes estimables en son sein avec qui l’on peut dialoguer et travailler localement, mais qui dit le contraire ? Cela ne peut passer que pour de petites combines que l’on décriaient il a 6 semaines.
J’ajoute qu’en votant Dimanche UMP, et je le dis en toute liberté à Christian Decocq, j’aurais d’autant moins de scrupules à engu… les députés élus si j’estime que ce qu’ils font n’est pas bon pour la France. Car les citoyens ont désormais beaucoup accès à la parole par les associations, les courriers des lecteurs et… Internet
mercredi 2 mai 2007
Voter N.Sarkozy,c'est aussi Soutenir F.Bayrou
Soutenant plus que jamais François Bayrou , je voterai Nicolas Sarkozy au 2d tour
Les électeurs de François Bayrou représentent près d'un français sur cinq, ils veulent un profond changement pour une société tolérante et efficace. Ils veulent également des solutions hardies, concrètes et rapides contre le chômage et le pouvoir d'achat.
Le débat entre F.Bayrou et S.Royal a réaffirmé, s'il en était besoin, les profondes divergences en matières économiques, sociales et financières entre une gauche qui , malgré les efforts (sincères ou de circonstances ?) de sa candidate, a bien du mal à se débarrasser de ses archaïsmes. Mme Royal a beau évoquer tour à tour J.Delors ou Dominique Stauss-Kahn; les éléphants, que l'ont avait fait sortir leurs réserves avant de les y faire rentrer ( où étaient ils à Charlety?), font toujours entendre leurs barrissements étatiques, nostalgiques de la gauche de 81.
Les électeurs de François Bayrou représentent près d'un français sur cinq, ils veulent un profond changement pour une société tolérante et efficace. Ils veulent également des solutions hardies, concrètes et rapides contre le chômage et le pouvoir d'achat.
Le débat entre F.Bayrou et S.Royal a réaffirmé, s'il en était besoin, les profondes divergences en matières économiques, sociales et financières entre une gauche qui , malgré les efforts (sincères ou de circonstances ?) de sa candidate, a bien du mal à se débarrasser de ses archaïsmes. Mme Royal a beau évoquer tour à tour J.Delors ou Dominique Stauss-Kahn; les éléphants, que l'ont avait fait sortir leurs réserves avant de les y faire rentrer ( où étaient ils à Charlety?), font toujours entendre leurs barrissements étatiques, nostalgiques de la gauche de 81.
J.P.Chevénement (qui l'eut cru) joue les hommes d'ouverture, mais pourra t il un jour accepter l'Europe politique,économique et sociale à laquelle nous croyons?. Et que dire des "35 heures" qu'il faudrait généraliser, selon cette gauche, alors qu'il faut, au contraire, libérer les heures supplémentaires pour permettre, tout simplement, aux salariés de gagner plus et globalement travailler plus simplement pour rester dans le peloton de tête des puissances européennes?
Avec Mme Royal, nous avons observé, "nous-partisans de F.Bayrou", des convergences sur une société française que nous voulons moins violente et moins dure, sur les institutions et sur l'Etat impartial. Mais comment peut-on retisser le lien social si le chômage ou que les « petits boulots collectifs précaires » augmentent? Ou retisser le lien générationnel si la dette s'accroît suite aux dépenses idéologiques de Mme Royal?
Le chemin de l'enfer est souvent pavé de bonnes intentions, mais je n'en veux pas pour la France.
Nicolas Sarkozy ne s'est certes pas paré de toutes les vertus en une semaine ( mais l'a t-il jamais dit?), sa vision de la société doit être encore humanisée et je refuse toujours l'exaspération des rapports sociaux dans noter pays.
Mais paradoxalement, c'est pour cette raison que je voterai N.Sarkozy, plus les électeurs centristes, plus les français modérés lui apporteront leurs votes, plus ils pourront peser pour faire entendre le point de vue démocrate et humaniste du Centre. Nicolas Sarkozy a timidement admis, par exemple, une dose de proportionnelle, acceptons nous en l'augure.
Il faut un contre poids démocrate à une droite trop dure, socle de la vigilance contre toute tentative de stigmatisations des rapports humains ou de dérives communautaristes.
Avec Mme Royal, nous avons observé, "nous-partisans de F.Bayrou", des convergences sur une société française que nous voulons moins violente et moins dure, sur les institutions et sur l'Etat impartial. Mais comment peut-on retisser le lien social si le chômage ou que les « petits boulots collectifs précaires » augmentent? Ou retisser le lien générationnel si la dette s'accroît suite aux dépenses idéologiques de Mme Royal?
Le chemin de l'enfer est souvent pavé de bonnes intentions, mais je n'en veux pas pour la France.
Nicolas Sarkozy ne s'est certes pas paré de toutes les vertus en une semaine ( mais l'a t-il jamais dit?), sa vision de la société doit être encore humanisée et je refuse toujours l'exaspération des rapports sociaux dans noter pays.
Mais paradoxalement, c'est pour cette raison que je voterai N.Sarkozy, plus les électeurs centristes, plus les français modérés lui apporteront leurs votes, plus ils pourront peser pour faire entendre le point de vue démocrate et humaniste du Centre. Nicolas Sarkozy a timidement admis, par exemple, une dose de proportionnelle, acceptons nous en l'augure.
Il faut un contre poids démocrate à une droite trop dure, socle de la vigilance contre toute tentative de stigmatisations des rapports humains ou de dérives communautaristes.
Et je ne doute pas que les présences de J.L.Borloo ou de Valérie Létard soient un gage d'éxigence démocratique dans la future majorité
Recherchant les voix du Centre, les discours sont devenus plus flous, plus ouverts, il faudra d'autant plus renouveler de vigilance pour rappeler sans cesse leurs engagements humanistes. Mais je pense réellement que le projet économique te social de N.Sarkozy est le plus à même de créer les conditions d'un progrès social partagé.
Par ailleurs, il est plus que temps de réformer l'Etat en profondeur pour laisser plus de place à l'initiative et à la société civile, force est de constater que Mme Royal ne nous y invite pas...
Il serait certainement tentant et confortable de se retirer sous sa tente ou de se résoudre à une opposition morale, est-ce responsable ou positif? Si nous ne sommes à l'avenir pas d'accord sur telles ou tells décisions, nous n'aurons que plus de considérations que nous n'avons pas joué la politique du pire.
En fait, en votant Nicolas Sarkozy, je soutiens plus que jamais la démarche de F. Bayrou qui veut renouveler le débat politique au dessus des clivages gauche-droite pour sortir durablement la France de la crise morale et politique ou elle s'est installée.
Pour sortir de cette crise, il faut remettre la France sur la voie d'une croissance réelle, forte, équilibrée et juste, nous n'avons pas 5 ans à perdre et en votant N.Sarkozy, je ne veux pas prendre le risque de la voir s'amplifier.
Recherchant les voix du Centre, les discours sont devenus plus flous, plus ouverts, il faudra d'autant plus renouveler de vigilance pour rappeler sans cesse leurs engagements humanistes. Mais je pense réellement que le projet économique te social de N.Sarkozy est le plus à même de créer les conditions d'un progrès social partagé.
Par ailleurs, il est plus que temps de réformer l'Etat en profondeur pour laisser plus de place à l'initiative et à la société civile, force est de constater que Mme Royal ne nous y invite pas...
Il serait certainement tentant et confortable de se retirer sous sa tente ou de se résoudre à une opposition morale, est-ce responsable ou positif? Si nous ne sommes à l'avenir pas d'accord sur telles ou tells décisions, nous n'aurons que plus de considérations que nous n'avons pas joué la politique du pire.
En fait, en votant Nicolas Sarkozy, je soutiens plus que jamais la démarche de F. Bayrou qui veut renouveler le débat politique au dessus des clivages gauche-droite pour sortir durablement la France de la crise morale et politique ou elle s'est installée.
Pour sortir de cette crise, il faut remettre la France sur la voie d'une croissance réelle, forte, équilibrée et juste, nous n'avons pas 5 ans à perdre et en votant N.Sarkozy, je ne veux pas prendre le risque de la voir s'amplifier.
lundi 23 avril 2007
Ne pas baisser les bras
En dépit d'une déception compréhensible pour tous les militants et les citoyens qui se sont engagés avec sincérité et espérance dans la démarche présidentielle de François Bayrou, le résultat est, somme toute, exceptionnel dans une élection ou les intoxications tardives n'ont pas manquées dans un système en fait extrêmement cadenassé... Un système vieux de 50 ans ( deux générations) et qui a la vie dure.
En réalité 6,8 millions de français se sont prononcés (autant que la totalité des électeurs belges) pour une transformation profonde de la vie politique française ou serait gommé les affrontements stériles d'un camp contre l'autre pour se retrouver sur le seul intérêt général. Le succès n'est pas mince puisque Novembre 2007, seuls 7 % des français se reconnaissaient dans cette démarche nouvelle. 6 mois après ils sont 18,5% a l'avoir choisi. La qualité humaine du candidat y est certainement pour beaucoup mais également aussi l'intelligence de l'analyse, la pertinence, le réalisme des propositions et l'humanisme authentique du projet.
Il appartient désormais à chacun de ces électeurs de se déterminer en conscience pour le 2d tour.
Mais plus important, il faut que ces idées novatrices, pragmatiques et humanistes continuent à vivifier la société politique toute entière. François Bayrou les incarne, il doit être soutenu avec constance et détermination parce que la vie politique est longue et que la rénovation de notre système politique n'en est qu'à son début.
Les extrêmes ont vécus de terribles déconvenues, mais certaines idées nauséabondes mêmes policées ou banalisées existent encore et la vigilance républicaine est toujours de mise.
Les élections législatives sont proches et quelque soient les résultats des présidentielles, les enjeux fondamentaux du combat républicains perdurent et nos convictions demeurent intactes et l'idéal du rassemblement pour le bien commun sera toujours d'actualité.
En réalité 6,8 millions de français se sont prononcés (autant que la totalité des électeurs belges) pour une transformation profonde de la vie politique française ou serait gommé les affrontements stériles d'un camp contre l'autre pour se retrouver sur le seul intérêt général. Le succès n'est pas mince puisque Novembre 2007, seuls 7 % des français se reconnaissaient dans cette démarche nouvelle. 6 mois après ils sont 18,5% a l'avoir choisi. La qualité humaine du candidat y est certainement pour beaucoup mais également aussi l'intelligence de l'analyse, la pertinence, le réalisme des propositions et l'humanisme authentique du projet.
Il appartient désormais à chacun de ces électeurs de se déterminer en conscience pour le 2d tour.
Mais plus important, il faut que ces idées novatrices, pragmatiques et humanistes continuent à vivifier la société politique toute entière. François Bayrou les incarne, il doit être soutenu avec constance et détermination parce que la vie politique est longue et que la rénovation de notre système politique n'en est qu'à son début.
Les extrêmes ont vécus de terribles déconvenues, mais certaines idées nauséabondes mêmes policées ou banalisées existent encore et la vigilance républicaine est toujours de mise.
Les élections législatives sont proches et quelque soient les résultats des présidentielles, les enjeux fondamentaux du combat républicains perdurent et nos convictions demeurent intactes et l'idéal du rassemblement pour le bien commun sera toujours d'actualité.
mardi 10 avril 2007
Pourquoi Le Nord-Pas de Calais doit il voter Bayrou?
Terre ouvrière, terre de souffrance, terre de «gauche» diront les uns...Terre de handicaps, bastion inexpugnable diront les autres... «carrefour-terre de travail et de talents», terre d'espérance diront les optimistes... Et j'ai envie d'être optimiste, par nature peut-être, par confiance sûrement et avant tout dans les femmes, les hommes, les jeunes et les moins jeunes qui y vivent.
Jusqu'à un passé très récent, la «gauche socialiste» régionale a, toujours cru se situer en terrain conquis, sanctuarisé par des décennies de clientèlisme municipal, départemental ou régional, et constamment fixé sur ses archaïsmes par ses alliés nouveaux ou historiques des Verts, du PC et l'extrême gauche radicale. La «sociale démocratie» n'a pas trouvé de terrain d'expression et a toujours été mise sous le boisseau, dans un contexte de «sociale trahison» ou de pacte amoral avec la droite ou le patronat. Le centre et la démocratie chrétienne avait un temps échappé à cette diabolisation jusqu'à ce que «le programme commun» la réanime. Notre région en a souffert et souffre encore de cette glaciation sociologique qui a vu, tour à tour, refuser l'ère industrielle et perdre un temps considérable, puis considérer que la puissance publique pouvait tout dans une adaptation économique craintive et protectionniste.
Face à elle, la droite a considéré au mieux le Nord-Pas de Calais comme un territoire politiquement à jamais perdu, parachutant par endroit, par moment et sans conviction, des candidats sans illusions; préférant se cantonner à une politique de partage sur des villes à connotation bourgeoise et laissant aux centristes le soin de combattre localement l'hégémonie de gauche. Les villes d'Arras et de Roubaix en furent les illustrations. Partage inutile? Par sûr, la région bénéficiant dans la foulée du tunnel sous la Manche, du TGV à Lille, dans une vision prémonitoire d'un Pierre Mauroy négociant avec Jacques Chirac au sein d'une «amicale des premiers ministres».
Contrat de projets après contrats de plan, notre région n'a jamais eu réellement, quelque soient les tendances gouvernementales, les moyens de faire face à ses handicaps et de se forger un avenir. Et pourtant toutes les avancées et les éléments de solidarités nationales concrètes bien insuffisantes furent acquis lors de consensus régionaux bâtis au delà des clivages «gauche-droite», à commencer par les apports des fonds européens.
François Bayrou aime le Nord Pas de Calais et ce n'est pas pour rien qu'il a choisi notre région pour démarrer et clore sa campagne présidentielle.
Parce que nous avons besoin d'une région rassemblée et réconciliée pour définitivement l' inscrire dans le concert des régions modernes d'Europe en profitant de notre situation géographique, parce que les luttes partisanes ne nous ont jamais assuré de perspectives économiques et sociales et parce que nous savons que les élus de «bords différents» peuvent travailler ensemble, nous avons besoin d'un Etat impartial avec un Président rassembleur. Non plus un état-providence, mais un état «présent là ou ça va mal». Car nous avons encore trop de quartiers en déshérences, trop d'injustices en matière de santé ou d'éducation, trop de friches héritées du passé... De ce passé qui a chauffé, forgé l'acier des bâtiments, des usines et des locomotives; et nourri toutes la France.
Au Conseil Régional, les élus de l'UDF ont déjà montré la voie, sans abdiquer leurs convictions mais dans un état d'esprit positif, améliorant les budgets de l'exécutif socialiste par des amendements constructifs dans le seul but de l'intérêt général.
Le patronat chrétien régional n'est il pas à l'initiative avant guerre, de grandes avancées sociales notamment en matière de logement?
Sur les ruines d'un textile ou d'une sidérurgie victimes inévitables des délocalisations, nos entrepreneurs n'ont-ils pas inventé les nouvelles formes du commerce ou des transports urbains?
De même, notre tissu de PME peut et doit prendre le relais des grandes industries qui fondaient notre prospérité.
Qui, en dehors de François Bayrou, en fait le socle du progrès économique et social?
Qui, en dehors de François Bayrou, veut une France apaisée, réconciliée et efficace dont la région a besoin?
En votant François Bayrou, nous participons à la construction d'une région qui ne sera plus jamais considérée par les uns, comme un terrain acquis qui ne mérite que des imprécations ou par les autres, comme un territoire à jamais condamné, sorte de «réserve socialo-communiste» sans intérêt.
Nous savons bien que nos principales ressources sont en nous, mais elles ne suffisent pas dans la compétition internationale, et l'équité exige toujours un traitement approprié pour une région qui a cessé de geindre pour croire en son avenir.
Philippe Duez
Jusqu'à un passé très récent, la «gauche socialiste» régionale a, toujours cru se situer en terrain conquis, sanctuarisé par des décennies de clientèlisme municipal, départemental ou régional, et constamment fixé sur ses archaïsmes par ses alliés nouveaux ou historiques des Verts, du PC et l'extrême gauche radicale. La «sociale démocratie» n'a pas trouvé de terrain d'expression et a toujours été mise sous le boisseau, dans un contexte de «sociale trahison» ou de pacte amoral avec la droite ou le patronat. Le centre et la démocratie chrétienne avait un temps échappé à cette diabolisation jusqu'à ce que «le programme commun» la réanime. Notre région en a souffert et souffre encore de cette glaciation sociologique qui a vu, tour à tour, refuser l'ère industrielle et perdre un temps considérable, puis considérer que la puissance publique pouvait tout dans une adaptation économique craintive et protectionniste.
Face à elle, la droite a considéré au mieux le Nord-Pas de Calais comme un territoire politiquement à jamais perdu, parachutant par endroit, par moment et sans conviction, des candidats sans illusions; préférant se cantonner à une politique de partage sur des villes à connotation bourgeoise et laissant aux centristes le soin de combattre localement l'hégémonie de gauche. Les villes d'Arras et de Roubaix en furent les illustrations. Partage inutile? Par sûr, la région bénéficiant dans la foulée du tunnel sous la Manche, du TGV à Lille, dans une vision prémonitoire d'un Pierre Mauroy négociant avec Jacques Chirac au sein d'une «amicale des premiers ministres».
Contrat de projets après contrats de plan, notre région n'a jamais eu réellement, quelque soient les tendances gouvernementales, les moyens de faire face à ses handicaps et de se forger un avenir. Et pourtant toutes les avancées et les éléments de solidarités nationales concrètes bien insuffisantes furent acquis lors de consensus régionaux bâtis au delà des clivages «gauche-droite», à commencer par les apports des fonds européens.
François Bayrou aime le Nord Pas de Calais et ce n'est pas pour rien qu'il a choisi notre région pour démarrer et clore sa campagne présidentielle.
Parce que nous avons besoin d'une région rassemblée et réconciliée pour définitivement l' inscrire dans le concert des régions modernes d'Europe en profitant de notre situation géographique, parce que les luttes partisanes ne nous ont jamais assuré de perspectives économiques et sociales et parce que nous savons que les élus de «bords différents» peuvent travailler ensemble, nous avons besoin d'un Etat impartial avec un Président rassembleur. Non plus un état-providence, mais un état «présent là ou ça va mal». Car nous avons encore trop de quartiers en déshérences, trop d'injustices en matière de santé ou d'éducation, trop de friches héritées du passé... De ce passé qui a chauffé, forgé l'acier des bâtiments, des usines et des locomotives; et nourri toutes la France.
Au Conseil Régional, les élus de l'UDF ont déjà montré la voie, sans abdiquer leurs convictions mais dans un état d'esprit positif, améliorant les budgets de l'exécutif socialiste par des amendements constructifs dans le seul but de l'intérêt général.
Le patronat chrétien régional n'est il pas à l'initiative avant guerre, de grandes avancées sociales notamment en matière de logement?
Sur les ruines d'un textile ou d'une sidérurgie victimes inévitables des délocalisations, nos entrepreneurs n'ont-ils pas inventé les nouvelles formes du commerce ou des transports urbains?
De même, notre tissu de PME peut et doit prendre le relais des grandes industries qui fondaient notre prospérité.
Qui, en dehors de François Bayrou, en fait le socle du progrès économique et social?
Qui, en dehors de François Bayrou, veut une France apaisée, réconciliée et efficace dont la région a besoin?
En votant François Bayrou, nous participons à la construction d'une région qui ne sera plus jamais considérée par les uns, comme un terrain acquis qui ne mérite que des imprécations ou par les autres, comme un territoire à jamais condamné, sorte de «réserve socialo-communiste» sans intérêt.
Nous savons bien que nos principales ressources sont en nous, mais elles ne suffisent pas dans la compétition internationale, et l'équité exige toujours un traitement approprié pour une région qui a cessé de geindre pour croire en son avenir.
Philippe Duez
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